Pourquoi agir ? |
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| Auteur : Léonie Behlert Question philo |
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Mais la question fondamentale demeure «l’agir juste», en accord avec notre propre loi d’action et le bien commun.
Se hâter lentement…
L’action ne doit pas être motivée par l’impulsion mais parce que nous poursuivons des objectifs bien définis, portés par des finalités claires et précises. Ainsi, la véritable action est celle qui conduit au changement durable et profond ; cela demande du temps et de l’intelligence. Agir suppose d’apprivoiser nos peurs, de déceler les tiraillements intérieurs qui nous font douter, qui figent la pensée et le geste.
Vers le changement
L’action est inévitable. En effet, dans la vie, rien n’est statique ni rigide ; tout est mouvement, tout évolue. Aucune civilisation, aucune organisation, aucun système de pensée ne sont pérennes. Nous devons sans cesse – mais sans frénésie, car l’agitation disperse – nous repositionner en fonction de nouveaux objectifs à atteindre et nous améliorer. Chacun de nous peut impulser ce mouvement. Mais quelles sont les qualités personnelles que nous devons développer pour permettre une action qui débouche sur un changement juste et durable ?
Donner du sens à l’action
Il nous faut avoir une compréhension claire des défis à relever... Il s’agit donc tout d’abord de sortir de la confusion, d’obtenir une vision limpide de ce que nous souhaitons réaliser, afin d’établir une convergence véritable entre nos idées et nos actes. Une fois que ce lien avec soi est créé, il peut s’étendre au groupe et viser à l’accomplissement de tâches collectives et nobles mises au service de l’humain. Celles-ci seront rendues possibles par l’instauration d’un climat affectif dans lequel chacun se sentira relié au groupe non seulement en fonction de l’objectif à atteindre mais aussi de la joie qu’il éprouve à être avec les autres.
Agir pour mieux se connaître
Délia Steinberg Guzman nous enseigne qu’il ne faut pas chercher la libération de l’action mais la libération dans l’action (1) et que «le meilleur travail est celui qui ne profite pas de l’énergie ni de l’effort d’autrui, mais celui qui met en jeu sa propre énergie et son propre effort» ; alors, l’action se transforme en service. Elle contient en elle-même sa propre finalité, son principe vivifiant, ne se retrouve pas vouée à l’essoufflement mais à la découverte toujours renouvelée et approfondie des richesses que nous recelons ; du diamant qui scintille en chacun de nous.
(1) Philosophie à vivre, Les Éditions des 3 monts, 2002, p.48
«Les actions justes seront la conséquence logique d’opinions ou de conceptions correctes, et d’intentions généreuses. À quoi il faut ajouter, sans appel, la volonté d’agir.» Délia Steinberg Guzman |
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