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   Juin 10

L’homme contaminé par la machine ? L’homme-mécanique agit sans vraie relation avec son environnement, obsédé par l’efficacité...

 

Vaincre la Peur

(Article de Délia Steinberg Guzman,  paru dans la  revue n° 168, mai 2000)

 

Au cœur même de la peur – s’il s’agit d’une peur « vivante » et non paralysante – se trouve la force qui nous aide à en sortir.

De la même façon qu’au cœur de l’obscurité se trouve la petite étincelle qui deviendra lumière.

La peur ne paralyse que lorsqu’on lui accorde une valeur définitive : il y a la peur et rien que la peur.  La peur laisse place au courage quand on la prend comme une épreuve : il faut apprendre à voir les dangers réels ou imaginaires, pour savoir contre qui ou quoi on lutte.  La peur, dans ce cas, est une incitation au courage.  Quand on sait ce qu’on craint, on peut agir pour croître et assumer l’importance de ce qui nous effraie.

Que la peur soit le premier des ennemis sur le chemin de la sagesse ? 

La sagesse ne consiste pas à se remplir la tête d’idées qui ne seront jamais appliquées (précisément par peur ou par lâcheté, ou encore par confort, autre forme de la peur et de la lâcheté) ;  la sagesse consiste à apprendre à vivre, à évoluer, à arriver à se sentir plus solide et plus assuré.

Il est évident que, pour atteindre la sagesse, il faut traverser bien des chemins inconnus. Il faut s’ouvrir un passage à travers la forêt touffue des expériences : rester derrière par peur, croire qu’on évitera ces rencontres avec l’inconnu, c’est juste les différer et, pire encore, vivre ce qui nous attend dans l’ombre permanente de la crainte, de ce qu’on aurait pu faire et qu’on n’a pas fait, attendant le héros intérieur dont la naissance a avorté.  Tout cela étant vécu dans le confort médiocre de celui qui n’a pas voulu vaincre d’obstacles.

ACTU : juillet 2010 Les prochains rendez-vous...
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    Du sam 23/10
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