
Vers le haut Moyen Age, en Europe, une grosse bûche était choisie avec soin et portée à la maison en grande cérémonie parmi les préparatifs de Noël. Elle devait être brûlée dans l'âtre pendant la sainte saison. Comme pour la bougie, elle invite au rassemblement autour de l'âtre, pour une expérience intérieure et pour l'intimité. Il importe que la lumière habite d'abord le coeur humain. À la dimension de la lumière qui s'intensifie s'ajoutent ici la dimension de la chaleur.
Les morceaux non brûlés de la bûche étaient mis de côté et conservés, parce que la nouvelle bûche de l'année suivante devait être allumée avec du bois de l'ancienne, en une merveilleuse continuité. Quant aux cendres, on les recueillait soigneusement et, à la Chandeleur, les fermiers devaient les répandre sur les champs pour en assurer la fécondité.
Quand on déguste une bûche de Noël en chocolat, on devrait savoir qu'elle représente toute la joie et l'intimité qu'apporte la période des Fêtes, soit du début de décembre (l'Avent) au début de février (la chandeleur ou présentation de Jésus au Temple).