(Extrait du Ghayat-al-hakim, de Majriti[1])
« Tu est si secret que ta nature n’est pas connue,
tu es si subtil que tu ne peux être défini par aucun qualificatif,
car avec le masculin tu es masculin,
avec le féminin tu es féminin,
avec la clarté du jour tu possèdes la nature du jour,
avec l’ombre de la nuit tu possèdes la nature de la nuit ;
tu rivalises avec tout cela dans sa nature et te fais semblable à cela dans tous ses modes d’être.
Tel es-tu.
Je t’invoque par tous les noms : en arabe, ô Otared ! en persan, ô Tir ! en romaïque [2], ô Harus ! en grec, ô Hermès ! en hindi, ô Bouddha ! …
Accorde-moi l’énergie de ton entité spirituelle pour qu’elle donne force à mon bras, qu’elle me guide et me rende facile l’étude de toutes connaissances.
Par Haraquiel, l’ange qui veille sur tes domaines ; sois attentif à ma prière,
écoute ma requête …
Que ta sagesse me guide,
que ta force me protège,
fais-moi comprendre ce que je ne comprends pas,
savoir ce que je ne sais pas,
voir ce que je ne vois pas.
Eloigne de moi les maux qui se cachent dans l’ignorance, dans l’oubli et dans la dureté de cœur, pour me faire atteindre la condition des anciens sages dans le cœur desquels la sagesse la pénétration, la vigilance, le discernement et la compréhension avaient élu leur demeure.
Réside en mon cœur avec l’énergie qui émane de ta noble entité spirituelle,
qu’elle ne s’écarte pas de moi et que sa lumière me serve de guide dans tous